Petites boîtes Yoko Ogawa

Genre

Roman poétique de littérature générale (pour adultes) – 202 pages

Présentation

La narratrice habite dans l’ancienne école maternelle. Tout y est petit : le mobilier, les ustensiles, les poignées de portes. La narratrice essaie de s’adapter à cet environnement et dort dans le petit lit de l’infirmerie. Régulièrement monsieur Baryton lui apporte des lettres à déchiffrer. Ces lettres semblent illisibles mais à force de patience, la narratrice parvient à reconstituer chaque caractère. Ainsi va son quotidien, avec parfois des concerts de soi à soi et autres rituels...

Notre avis

Très bien. L’écriture de Yôko Ogawa est toujours envoûtante et nous entraîne, phrase après phrase, lentement, d’un monde réel à un monde onirique. Ici il est franchement dérangeant, obsédé par les enfants morts, mais on reste hypnotisé, fasciné par cette association de fausse sérénité et de véritable poésie qui domine tout le texte. Le lecteur peine à comprendre, cherche çà et là des explications. C’est la magie de cette écriture : elle nous oblige à prêter attention à chaque mot, à guetter le moindre indice et à tenter de penser autrement. En vérité, il faut se laisser porter, accepter cet univers métaphorique d’une incommensurable tristesse et vivre malgré tout, renoncer à tout saisir, vivre la douleur, vivre l’insupportable. Beau et terriblement triste à la fois ! Donc à ne pas mettre entre toutes les mains.

 

Parution de cet article : 13/07/2024
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